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Journée d’études sur l’école inclusive en français langue scolarisation pour les élèves allophones

Le 7 mai 2026, l’Institut de plurilinguisme a accueilli la journée d’étude internationale, « Inclusion des élèves allophones en classe ordinaire », qui a rassemblé des chercheurs et chercheuses, des didacticien.nes et des enseignant.e.s autour de l’enseignement inclusif en et du français aux élèves allophones en classe ordinaire. Elle a permis de mettre en réseau les savoirs concernant l’enseignement du français langue de scolarisation aux élèves allophones en classe inclusive à partir de trois axes de recherches : la conception universelle des apprentissage et l’école inclusive, la didactique du français langue de scolarisation et la didactique du français langue seconde.

Le public (79 participant.e.s) est venu de toute la Suisse romande et était composé de nombreux représentant.e.s des services cantonaux de l’éducation, des enseignant.e.s en poste et en formation initiale, des formateurs et formatrices et des chercheurs et chercheuses. La journée comprenait trois cycles de conférences sur différentes thématiques suivis par une heure de table ronde avec le public. 

La première thématique a cherché à définir quels sont les apports et les limites des principes et du fonctionnement de l’école inclusive pour les élèves allophones. Philippe Tremblay (université de Laval, Québec) a établi les critères définitoires d’une école inclusive, analysé les pistes pédagogiques prioritaires et dressé un bilan de la situation actuelle de l’école. Marina Apreleff (INSPé  de Lille, France) a partagé le fonctionnement et l’évaluation d’un dispositif inclusif en UPE2A (Unité Pédagogique pour Élèves Allophones nouvellement Arrivé.e.s). Stéphanie Bauer (université de Lausanne, Suisse) a montré la nécessité d’une gestion de classe équitable pour permettre aux élèves allophones de participer. Julie Prévost (université de Nancy, France) a souligné l’intérêt des dispositifs d’enseignement multimodaux particulièrement pertinents pour soutenir l’apprentissage des élèves allophones. Cette première table ronde a permis de discuter les apports et les limites de l’école inclusive pour les élèves allophones.

La deuxième thématique a invité le public à réfléchir aux besoins des élèves allophones et de leurs familles dans une perspective globale de l’école inclusive. Tania Ogay (université de Fribourg) a pointé les enjeux interculturels dans la relation entre l’école et les familles des élèves allophones. Catherine Mendonça Dias (université La Sorbonne nouvelle) a mis en évidence l’absence de transfert de compétence en mathématiques entre les langues des élèves allophones, et combien les mathématiques sont polysémiques. Nathalie Auger (université de Montpellier Paul-Valéry) a modélisé les besoins multifacettes des élèves allophones dans la perspective d’une école inclusive valorisant le plurilinguisme. Cette deuxième table ronde a discuté autour d’un état des lieux des besoins et des attentes des élèves allophones.

La troisième et dernière thématique interrogeait la place de l’oral dans l’enseignement du français aux élèves allophones. Isabelle Racine (université de Genève) a développé les apports de l’IA dans les pratiques pédagogiques visant le développement de l’oral. Yves Erard et Joséphine Stebler (université de Lausanne), avec Isabelle Berney (HEP Lausanne) ont exposé les ressources qu’ils ont construites et testées pour développer la conscience phonologique des élèves allophones. Delphine Guedat-Bittighoffer (université d’Angers) a démontré l’importance de l’oral pour la dimension affectivo-émotionnelle dans le développement du français langue seconde. Cette dernière table ronde a mis en évidence les besoins phonologiques des élèves allophones et le peu d’enseignement dédié à l’oral en français langue seconde.

Les trois tables rondes donneront naissance à trois podcasts qui seront diffusés en septembre 2026 sur la plateforme du CeDiLE, chacun consacré à une des thématiques abordées. Des publications scientifiques sont envisagées dans un numéro spécial en 2027.

Cette journée d’étude a bénéficié du soutien du Fonds National Suisse, de la fondation Aebli-Näf, et de l’Institut de plurilinguisme.

Pour apprendre plus sur la recherche de l’Institut de plurilinguisme liée aux sujets de la journée d’étude, consultez notre projet « Transcription du corpus FrOMi »

Photo: De gauche à droite : Tania Ogay, Stéphanie Bauer, Lorrie Bezençon, Philippe Tremblay, Sonia Fark, Claire Boisserie, Nathalie Dherbey-Chapuis, Yves Erard, Joséphine Stebler, Catherine Mendonça-Dias, Isabelle Racine, Isabelle Berney, Julie Prévost, Marina Apreleff, Delphine Guédat-Bittighoffer.